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tricot irlandais
Le style du tricot irlandais
toutes premières pièces de tricot ont été retrouvées dans des tombeaux coptes du IVe et Ve siècles.
Au Xe siècle, cette technique est répandue dans tous les pays du monde islamique. Ce sont les Arabes qui importeront le tricot dans les régions qu'ils vont occuper vers le Xe siècle : la Sicile, l'Espagne...A peu près à la même époque, les Normands, explorateurs des mers et envahisseurs invétérés, introduiront le tricot dans tout le nord de l'Europe : la Norvège, le Finlande, l'Islande, les îles anglo-normandes et, de façon plus générale, dans toutes les régions de culture celte. Chaussette en tricot retrouvée dans un tombeau copte du IVe siècle C'est un événement historique, la destruction de l'Invincible Armada espagnole par les Anglais en 1588, qui fut plus précisément à l'origine de l'arrivée du tricot sur les côtes des îles anglo-normandes. En effet, les marins espagnols naufragés sur les côtes des Îles Orcades et des Îles Shetland, enseignèrent l'art du tricot aux pêcheurs autochtones.
C'est ainsi que le tricot, issu des peuples de l'Islam, colporté par les envahisseurs, les guerriers et les voyageurs, a traversé les pays, gagné nos contrées d'Europe en s'enrichissant des cultures et des traditions des peuples qui le découvraient. Le tricot est à la fois une technique d'artisanat et un art. Du fil au produit fini, tout est création. Tout peut varier et exister : le type de fil, son origine, sa texture,, les points, les motifs, les couleurs, les formes...
Cardage et filage de la laine des Iles Shetland par les femmes au XVIe siècle
vetement
Malgré la tendance à voir dans la mode un phénomène relativement récent, son apparition est généralement située par les spécialistes aux alentours de 1340 voire dès le XIIe siècle, suivant de récentes études. Les progrès de la gravure ont ensuite contribué à sa diffusion : dans la seconde moitié du XVIe siècle, les recueils de costumes, tels que ceux de Cesare Vecellio ou de François Deserpz, rencontrent un grand succès. A la fin du XVIIIe siècle, la presse de mode illustrée connaît un développement spectaculaire : en 1785 est lancé à Paris le premier périodique de mode, Le Cabinet des modes, puis en 1797 paraît le célèbre Journal des dames et des modes. Les titres se multiplient ensuite au XIXe siècle.
En 1858, le couturier Charles Frédéric Worth, en s’installant à Paris au 7, rue de la Paix, propose des modèles fabriqués sur mesure et présentés sur des mannequins vivants : il inaugure ainsi la Haute couture. Jeanne Paquin, au début du XXe siècle, organise les premiers défilés publics et la Chambre syndicale de la couture parisienne, créée en décembre 1910, permet de constituer la couture en profession autonome et de définir le statut des « maisons de couture ».
Mais la mode n’est pas cantonnée au seul domaine de la Haute couture. Le « vêtement de confection », introduit en France au début du XIXe siècle, et rebaptisé « prêt-à-porter » au XXe siècle, contribue, lui aussi, à lancer ou diffuser de nouvelles modes. L’apparition des magasins de nouveautés au début du XIXe siècle, puis des Grands Magasins sous le Second Empire, facilitent le « triomphe de la mode » : l’ère de la diffusion de masse et des « fashion victims » n’est plus loin.
Malgré l’ampleur du phénomène, la mode, objet d’étude jugé trop trivial, resta longtemps négligée par la recherche, en dehors de quelques ouvrages précurseurs. Elle est l’objet de tous les mépris, comme l’illustrent les célèbres propos d’Oscar Wilde : « La mode est une forme de laideur si intolérable qu’il faut en changer tous les six mois ».
Pourtant, depuis quelques années, une inflexion se dessine : sociologues et philosophes multiplient les analyses, à l’exemple de Roland Barthes (« Système de la mode ») ou de Gilles Lipovetsky (« L'Empire de l'éphémère : la mode et son destin dans les sociétés modernes ») ; la Revue de la Bibliothèque nationale de France lui consacre un dossier spécial en 2005 ; l'Ecole du Louvre crée en 2007 une nouvelle chaire d'enseignement consacrée à « l'histoire de la Mode et du Costume » ; de prestigieux musées organisent des expositions, une discipline nouvelle se constitue progressivement.
A l’heure de l’ouverture imminente de « Docks en Seine, Cité de la mode et du design », qui accueillera l’Institut français de la mode, le département Littérature et art propose aux lecteurs une bibliographie et une sélection d’ouvrages présents en Bibliothèque d’étude (niveau Haut-de-Jardin).
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